Pac : répartir les aides à l’actif aurait des effets « modestes » sur l'emploi

Dans un rapport publié le 20 juin par le Centre d'études et de prospective (CEP) du ministère de l'Agriculture, deux chercheurs de l'Inrae et un fonctionnaire du ministère font une revue des politiques publiques favorisant l'emploi agricole. Sur la base de deux modélisations réalisées en Europe et en France, ils estiment que l'instauration d'une « Pac à l'actif » aurait « des effets finalement modestes ». En France, une répartition de l’ensemble des aides du premier pilier en fonction des actifs non salariés « ne suffirait pas à enrayer la baisse tendancielle de l’emploi agricole, mais la ralentirait, avec un surplus d’emploi de 2,7 % par rapport au scénario de référence », rapportent-ils. Au sein de la Pac, les trois auteurs plaident plutôt pour « l’application plus ambitieuse » du paiement redistributif et des aides à l'installation, ainsi que pour un soutien spécifique dédié aux micro-exploitations. Pour l'heure, ils constatent que le développement de l’emploi, « même s’il est inscrit dans les objectifs de la Pac, et notamment dans sa programmation 2014-2020, n’a pas été au centre des préoccupations de la Commission et des États membres ». Et ils prédisent la « poursuite de la perte d’emplois dans le secteur agricole » si la prochaine programmation suivait « le même schéma général ».