La transmission et l'installation ne s'improvisent pas
Ce sont plus de 30 acteurs de la transmission - installation qui ont donnés rendez-vous aux porteurs de projets de cession ou de reprise sur le territoire du pays de Bray.
Ce sont plus de 30 acteurs de la transmission - installation qui ont donnés rendez-vous aux porteurs de projets de cession ou de reprise sur le territoire du pays de Bray.

Nombreux ont été les visiteurs ce mardi 5 décembre dans la salle polyvalente de Saint-Saire. Alexis Graindorge, vice-président de JA Normandie, a fait état des installations dans ce secteur. "En 2022, 12 installations ont pu se réaliser, avec cependant un changement entre le projet et la réalité de l'installation". L'élu du syndicat Jeunes a insisté sur "les éléments clés à verrouiller lors du parcours" sans quoi le projet a de forte probabilité d'être bancal et in fine de ne pas aboutir, à savoir "le foncier, le financement, le projet et sa rentabilité."
La cession, "même combat"
L'après-midi, qui s'adressait plus particulièrement aux futurs cédants, a permis d'insister sur la nécessité de réaliser un rétroplanning à partir de la date de départ à la retraite. "Il est essentiel de commencer à s'organiser 5 à 10 ans avant la cession", le rappelle sans cesse Arnaud Chappedelaine, conseiller transmission de la Chambre d'agriculture. Cette période doit permettre de travailler sur la cession des baux, l'évaluation de l'outil et de l'impact fiscal, de l'équité entre les enfants éventuels, et comment il convient de maintenir l'outil de production… Autant de questions qui demandent de "l'anticipation". Par ailleurs, il semble essentiel de préparer son projet personnel de retraite. Cela nécessite du temps et représente une étape psychologique et personnelle essentielle trop souvent négligée. Aline Catoir, référente élue de l'antenne de Neufchâtel-en-Bray, a conclu les échanges par la "nécessité d'anticiper et de vouloir réellement céder son exploitation". •