Aller au contenu principal

Recensement agricole 2020
La main-d’œuvre salariée en progression

En 2020, la part du travail salarié a progressé dans les exploitations professionnelles normandes, en particulier dans la Manche, dans les élevages laitiers et dans les sociétés.

© Shutterstock

Davantage de salariés permanents et moins de saisonniers

L’emploi de salariés permanents dans ces exploitations professionnelles a été stable entre 2010 et 2020, ce qui l’a fait passer de 19,8 à 22,6 % de la main-d’œuvre globale (+ 3 points). L’emploi de salariés saisonniers a reculé de 37 %, soit 678 ETP de moins, il passe de 4,7 % à 3,4 % de la main-d’œuvre globale des exploitations professionnelles (- 1,4 point).    
Au total la part du salariat a donc augmenté de 24,5 à 25,9 % de la main-d’œuvre totale des exploitations professionnelles.

Des différences entre départements et entre productions

L’évolution marquante est la forte hausse du salariat permanent dans la Manche, liée à l’accroissement rapide de la production laitière qui a nécessité des bras supplémentaires : le salariat permanent passe de 15 à 21 % de la main-d’œuvre totale en exploitations professionnelles (+ 6 points), soit le double de l’évolution régionale.
À l’opposé, l’Eure est le seul département où le poids relatif du salariat recule de 2010 à 2020, de 21,5 % à 20,0 %, soit - 1,5 point. Ces évolutions traduisent les mutations des systèmes de production : la Manche est le département (normand et même français) ayant le plus accru sa production laitière dans la période, avec la sortie des quotas laitiers ; à l’inverse l’Eure a connu une réduction de l’activité d’élevage rapide.

Les plus gros contingents de main-d’œuvre salariée en 2020 sont localisés dans :
- l’élevage laitier : 2 908 ETP, si on regroupe les trois orientations productrices de lait ;
- ensuite les systèmes orientés grandes cultures avec 1 735 ETP ;
- les éleveurs d’ovins et autres herbivores (en particulier les chevaux) avec 1 949 ETP ;
- et les maraîchers et horticulteurs avec 1 254 ETP (avec une part de salariés saisonniers notable pour ce dernier groupe).

Les dynamiques 2010-2020 sont différentes selon les orientations de production : en lait elle est nettement haussière, de façon assez homogène dans tous les départements. Le salariat passe de 14 à 19 % du travail total dans cette orientation de production (ensemble des producteurs de lait, spécialisés ou non).

Les sociétés pluripersonnelles : grosses employeuses de salariés

En 2020, les exploitations individuelles et EARL unipersonnelles pèsent pour 60 % du nombre d’exploitations professionnelles, mais pour 41 % seulement de la main-d’œuvre totale, avec 32 % du salariat permanent et 43 % du salariat saisonnier.
En moyenne apparente, une exploitation individuelle comporte 0,24 ETP salariée permanent, contre 0,75 pour une société.
Entre 2010 et 2020 le développement du salariat s’est produit uniquement dans les sociétés, dont il alimente l’essentiel de la croissance en main-d’œuvre. •
 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Trois invités de marque pour une table ronde centrée sur la protection de la ressource en eau qui a donné lieu à de nombreux échanges. De g. à d. : Laurence Sellos, présidente de la Chambre d’agriculture, Thierry Coué, secrétaire général adjoint de la FNSEA et Édouard Philippe, président de la communauté urbaine (CU) du Havre.
La décroissance est-elle la seule solution ?

La FNSEA 76 a tenu son assemblée générale annuelle à Saint-Vigor-d’Ymonville lundi 3 mars. Plus de 150 adhérents et…

Synthèse 2025 des reliquats azotés en sortie d’hiver

Pour assurer le calcul de la dose bilan d’azote dans votre plan de fumure prévisionnel (PPF), il est nécessaire de…

Le bureau se compose de : Laurence Sellos (présidente), Bruno Ledru (1er vice-président), Stéphane Donckele (2e vice-président), Sébastien Levasseur (3e vice-président), Aline Catoir (4e vice-présidente), Guillaume Burel (secrétaire) ; puis de Chantal Durecu, Vincent Leborgne, Justin Marie, Lucien Puech d'Alissac, Emmanuel Roch et Arnaud Tesson (secrétaires adjoints).
Laurence Sellos, réélue à la présidence de la Chambre 

Plus d'un mois après les élections à la Chambre d'agriculture de Seine-Maritime, les membres nouvellement élus se sont…

Les Terres de Jim, sujet phare de l'AG de JA 76

L'assemblée générale départementale annuelle de JA 76 a été l'occasion de réunir les acteurs locaux pour discuter des enjeux…

Quand l'artisanat brayon défie les frontières

Deux mois de travail intensif, une précision d'orfèvre et une passion débordante : Alexandre Cousin et Léa Chauveau,…

À la ferme fruitière du Haut Pas à Bully : Julie Levasseur et son compagnon Samuel Crépin présentent leur semoir pneumatique.
Aide aux petits investissements : un coup de pouce efficace

Le 20 mars, les élus et les agents du Département et de la Chambre d'agriculture de Seine-Maritime se sont rendus sur trois…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole