« À la Chandeleur, les éleveurs pleurent »
À l’appel de la FNSEA 76 et de plusieurs FDSEA des Hauts-de-France, les éleveurs des sections avicoles ont été appelés à se mobiliser le jeudi 2 février.
À l’appel de la FNSEA 76 et de plusieurs FDSEA des Hauts-de-France, les éleveurs des sections avicoles ont été appelés à se mobiliser le jeudi 2 février.

Sous le slogan, “À la Chandeleur, les éleveurs pleurent”, les producteurs d’œufs entendaient dénoncer, auprès de la grande distribution, le manque de valorisation de leurs produits.
Depuis presque deux ans, les producteurs d’œufs sont en effet confrontés à l’augmentation de leurs coûts de production. Après l’envolée continue du prix de l’aliment liée à la hausse des matières premières et aux difficultés qu’ils rencontrent de leur répercussion malgré la loi Egalim 2, ce sont les autres charges qui explosent : les poussins, la main-d’œuvre, les matériaux et bâtiments, les taux bancaires, les assurances, et surtout l’énergie (gaz et électricité).
Dans le même temps, d’une part la consommation ne se dément pas et la production, fortement impactée par la grippe aviaire, peine à répondre à la demande. D’autre part, la loi Egalim 2 offre les moyens de prendre en compte les coûts de production et ainsi d’obtenir des revalorisations.
Rendez-vous a été donné en GMS
Pour tenter de savoir pourquoi il n’y a pas de prise en compte des coûts de production dans la construction des prix des œufs et pour connaître la stratégie des enseignes sur le partage de la valeur produite, la FNSEA 76 a appelé l’ensemble des producteurs d’œufs à se mobiliser pour obtenir des réponses et inciter les GMS à accepter les hausses de prix dans les négociations commerciales. •