Incendies de bâtiments agricoles : un suspect interpellé
Un homme a été mis en examen le 26 mars, après avoir admis être à l'origine des deux derniers incendies survenus dans le pays de Caux en février et mars. L'enquête se poursuit pour l'ensemble des sinistres survenus depuis 2023.
Un homme a été mis en examen le 26 mars, après avoir admis être à l'origine des deux derniers incendies survenus dans le pays de Caux en février et mars. L'enquête se poursuit pour l'ensemble des sinistres survenus depuis 2023.

C'est peut-être la fin de deux ans d'enquête... Marion Meunier, procureure de la République du tribunal judiciaire de Dieppe, a en effet annoncé le 26 mars, la mise en examen d'un suspect dans les affaires d'incendies d'exploitations agricoles survenus dans le pays de Caux. Selon la procureure, l'homme de 52 ans, arrêté à son domicile le 24 mars, aurait reconnu, lors de sa garde à vue : « être à l'origine des incendies du 25 février à Tôtes, et de celui du 16 mars à Val-de-Scie ».
Lors de ce dernier, 35 taurillons ont trouvé la mort, provoquant un fort émoi auprès des populations. C'est à l'issue de ce sinistre, que, des témoignages importants sont venus recouper ceux recueillis sur les sinistres de Tôtes et Bacqueville-en-Caux. Les contrôles routiers, menés dans certaines zones à la suite des sinistres, ont permis de repérer un véhicule suspect. Les éléments recueillis ont conduit à l'interpellation du mis en cause déjà connu des forces de l'ordre pour divers délits de droit commun, notamment des infractions routières liées à l'alcool.
L'enquête se poursuit sur l'ensemble des sinistres
Le suspect, qui, selon la gendarmerie, ne semble pas avoir de lien direct avec le milieu agricole, a été mis en examen et placé en détention provisoire sur réquisitions du parquet. Ses motivations restent méconnues. Tout juste sait-on qu'il admet avoir agi : « alors qu'il se trouvait fortement alcoolisé. » L'enquête se poursuit donc et devra notamment définir s'il existe un lien entre les affaires de début 2025 et les neuf autres incendies survenus dans le secteur depuis 2023.
« Tous les incendies ont été intégrés à l'enquête, et les contrôles de zone mis en place se sont avérés efficaces sur l'ensemble des faits. », assure le général Éric Delain, commandant du groupement de la gendarmerie de Seine-Maritime. L'enquête a été conduite par la section de recherches de Rouen en lien avec les brigades de Dieppe et de Neufchâtel-en-Bray.
L’enquête se poursuit donc et devra notamment définir s’il existe un lien entre les affaires de début 2025 et les neuf autres incendies survenus dans le secteur depuis 2023. »
Patrouilles et prévention des risques
Si l'enquête se poursuit, la gendarmerie promet aussi que l'occupation du terrain et la surveillance ne seront pas réduites pour autant. « Cela a créé une véritable peur. Notre action va se poursuivre avec notamment une présence accrue des patrouilles dans les créneaux horaires qui sont les plus sensibles », poursuit le général Éric Delain.
Le corps de gendarmerie compte aussi poursuivre les actions de prévention auprès des agriculteurs, en collaboration avec les services de la Chambre d'agriculture. « Dans des hangars très souvent isolés et qui contiennent des marchandises avec une valeur financière conséquente, il est important que les agriculteurs puissent se prémunir avec des dispositifs de sécurité », a martelé le commandant de gendarmerie.•