Hervé Morin soutient les filières en difficulté.
Le président de la Région Normandie est venu lundi à Bois-Guillaume, pour répondre à l'invitation de l'Ufan, qui regroupe les organisations professionnelles agricoles de Haute-Normandie, présidée par Arnold Puech d'Alissac. L'objectif était de parler de l'effet de la crise sanitaire et de donner l'occasion à la Région de présenter les actions mises en place.

Hervé Morin a défendu son bilan : « Six mois de travail pour établir une politique basée sur l'autonomie et la compétitivité des exploitations. On a essayé, au-delà de l'aspect financier, de donner un maximum d'attention au monde agricole et rural ». Le président, accompagné de Clotilde Eudier, conseillère en charge de l'agriculture, a annoncé avoir rencontré les acteurs de la filière lin la semaine passée et « avoir bien progressé ». Il a rappelé que beaucoup d'argent avait été mis dans la recherche, qu'il fallait être plus efficace, et que sans remplacer l'export, la mise en route d'une filature humide par Natup n'était pas « inintéressante ».
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Sur la filière équine, Hervé Morin a détaillé longuement les difficultés des éleveurs et des entraineurs. Concernant le cidre, une présentation d'un plan régional aura lieu demain et devraient être annoncés des financements pour de la communication. Enfin, pour l'horticulture, le président regrette que personne ne sollicite de prêt garanti par l'Etat mais Sébastien Windsor, président de la chambre régionale d'agriculture, souligne qu'ils demandaient des aides directes. Clotilde Eudier regrette que les Normands se montrent « frileux » sur la protéine végétale. Jean-Charles Deschamps, président de Natup, a expliqué qu'un travail était en cours, qu'une filière ne se crée pas en huit jours.Enfin, Hervé Morin a défendu son plan « Normandie sans glyphosate » argumentant que c'était « une bascule irrémédiable » et qu'il fallait le voir aussi comme « des enseignements qui seront utiles pour les agriculteurs ». Sébastien Windsor a confirmé : « nous avons besoin d'expérimentation pour avoir des données, le but étant aussi de montrer qu'il peut y avoir des impasses ».Fabrice Moulard, président de la FNSEA 27 a plaidé : « le remède ne doit pas être pire que le mal. On monte en épingle un sujet, que ce soit glyphosate ou ZNT, et on ne remet pas cela en perspective dans un ensemble ». Patrice Faucon, président de la FNSEA 76, regrette que « les élus se soient emparés de cela pour faire peur aux gens ».