Politique agricole
Élevage/planification écologique : un objectif « atteignable » sans baisse de cheptel pour Interbev
La filière des viandes rouges « peut atteindre les objectifs [climatiques] fixés par le gouvernement sans miser sur une baisse supplémentaire du cheptel bovin allaitant », affirme Interbev (interprofession bétail et viandes) dans un communiqué le 25 septembre.
La filière des viandes rouges « peut atteindre les objectifs [climatiques] fixés par le gouvernement sans miser sur une baisse supplémentaire du cheptel bovin allaitant », affirme Interbev (interprofession bétail et viandes) dans un communiqué le 25 septembre.

Dans le cadre de la Planification écologique, détaillée le 25 septembre par Emmanuel Macron, l’élevage bovin devra réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 5 Mteq CO2 d’ici 2030 (par rapport à 2019). « Le secteur bovin a déjà atteint la moitié de l’objectif fixé, sous l’effet notamment de la décapitalisation », rappelle Interbev. Pour parcourir le reste du chemin, la feuille de route de l’interprofession « priorise plusieurs leviers techniques » (gestion du troupeau, alimentation des animaux, réduction de la fertilisation azotée, etc.). Et Interbev de rappeler que certains de ces leviers « auront un coût pour les éleveurs et la filière et nécessiteront un soutien public ». Dans ses projections, le gouvernement anticipe une « baisse tendancielle » des cheptels bovins de 12 % d’ici 2030. De son côté, Interbev «défend le maintien de son cheptel bovin », rappelant que « les 13 millions d’hectares de prairies et parcours sur lesquelles pâturent les bovins constituent les principaux puits de carbone ». •