Colza : le point sur les récoltes en Normandie
Après une campagne éprouvante marquée par des pluies fortes et régulières, bon nombre de producteurs poussent un ouf de soulagement. Soit parce que les rendements sont finalement corrects ou pas si faibles, soit parce que la moisson libère les agriculteurs d'une campagne qui pèse depuis plusieurs mois. Premiers estimatifs de rendements parcellaires bruts effectués par Terres Inovia.
Après une campagne éprouvante marquée par des pluies fortes et régulières, bon nombre de producteurs poussent un ouf de soulagement. Soit parce que les rendements sont finalement corrects ou pas si faibles, soit parce que la moisson libère les agriculteurs d'une campagne qui pèse depuis plusieurs mois. Premiers estimatifs de rendements parcellaires bruts effectués par Terres Inovia.

- 33 à 35 q/ha dans l'Eure et en Seine-Maritime. Des différences s'observent bien sûr entre terroirs. Globalement, on perd environ 6 à 8 % du potentiel escompté. Dans l'Eure, cela reste plutôt un soulagement (fourchette de 15 à 47 q/ha, moyenne autour de 32-34 q/ha) ou une déception malgré tout. En Seine-Maritime, les rendements sont décents (20 à 47 q/ha, moyenne entre 32 et 35 q/ha), mais il persiste des signes de résignation, reflets d'une campagne ou d'une culture difficile à gérer.
- 30-31 q/ha dans l'Orne (variations de 10 à 38 q/ha), soit 6 % de baisse par rapport à la moyenne quinquennale. Du fait de ses caractéristiques de sols, ce département a davantage souffert d'accidents liés à l'hydromorphie. De nombreuses parcelles montraient des trous qui ont impacté la productivité. Dans le bocage ou dans les plaines, c'est un peu mieux que dans le Perche.
- Dans le Calvados, c'est là une bonne surprise.